Si vous prenez votre pilule tous les jours à la même heure, sans jamais l'oublier, et que la douleur revient quand même…
Si vous n'avez plus de règles depuis des mois, mais toujours vos douleurs de règles…
Si vous gardez une plaquette d'anti-inflammatoires dans chaque sac, au cas où…
Si vous avez déjà annulé un dîner, une réunion ou un week-end en inventant une autre excuse que la vraie…
C'est pour vous que j'écris ceci.
Parce que j'étais vous.
Il y a un an, je tenais encore.
Je ne m'étais pas effondrée.
J'allais encore travailler.
Je fonctionnais encore.
Mais j'avais arrêté beaucoup de choses.
Arrêté de dire oui aux week-ends entre amies.
Arrêté de courir le dimanche matin.
Arrêté de promettre à ma fille Lina que je viendrais la voir nager — parce que j'avais déjà manqué cinq samedis.
J'avais 34 ans.
Et ma gynécologue venait de me dire : « Si ça ne marche toujours pas, on pourra envisager la ménopause artificielle. »
Et une partie de moi a ressenti du soulagement.
Pas parce que je voulais être ménopausée à 34 ans.
Mais parce que quelqu'un avait enfin un plan.
Les 16 mois d'avant
La douleur est revenue un mardi ordinaire.
Deux ans de pilule en continu. Deux ans presque tranquilles.
Je vidais le lave-vaisselle.
Et j'ai senti quelque chose se serrer, tout en bas du ventre.
Un poing qui se ferme. Puis une barre qui descend dans le dos, jusque dans la cuisse.
Une IRM pelvienne huit jours plus tard.
« Endométriose profonde, atteinte des ligaments utéro-sacrés. »
Je connaissais déjà le premier mot.
J'ai appris les autres très vite.
La parade des échecs
Ce qui a suivi, je l'appelle maintenant la parade.
**Changer de pilule** : deux marques en six mois. Trois semaines de répit à chaque fois. Puis la même douleur, au même moment du mois. On ne change pas de pilule. On change d'étiquette.
**Diénogest** : huit mois de Visanne, non remboursé, autour de 45 euros la boîte. Le premier mois, j'ai cru que c'était la bonne. Au troisième, les crises étaient revenues. On m'a dit que la maladie avait sans doute progressé. Personne n'a dit que c'était peut-être ma réponse qui s'était éteinte.
**Anti-inflammatoires** : Antadys les jours de crise. Puis presque tous les jours. Quelques heures de calme par comprimé. Je découpais mes journées en tranches.
**Ostéopathe** : six séances. 60 euros l'unité. Un vrai bien-être — jusqu'au parking.
**Acupuncture** : huit séances. Une vraie détente. Aucune différence au cycle suivant.
**Curcuma** : cinq boîtes. Pris les jours où j'avais mal, parce que c'est ce que disait l'emballage.
Et puis le reste. L'alimentation sans gluten. La bouillotte électrique. Les tisanes de framboisier. Vous connaissez le genre.
Total : près de 1 500 euros de ma poche, sans compter ce que la Sécu remboursait.
Total de vrai soulagement : peut-être six semaines, sur seize mois.
J'étais fatiguée.
Pas seulement de la douleur.
Du cycle espoir–déception, qui revenait chaque mois, au même endroit.
Le samedi où j'ai failli abandonner
C'était un samedi de mars.
Lina passait son premier test de natation. Elle m'avait fait promettre.
J'avais pris ma pilule à 8 heures. Un Antadys à 10.
J'ai conduit jusqu'à la piscine.
J'ai garé la voiture.
J'ai ouvert la portière.
Et je suis restée assise là.
Pendant treize minutes.
Est-ce que je pourrai monter les gradins ?
Est-ce que je tiendrai une heure assise sur le béton ?
Et si la crise arrive au milieu, devant les autres parents ?
J'ai refermé la portière.
J'ai envoyé un message à Thomas : « Tu peux venir la voir ? »
Il est venu. Il n'a rien dit.
Je n'ai pas pleuré.
Mais ce matin-là, quelque chose est sorti de moi, et je n'ai pas de meilleur mot que l'espoir.
La question qui a tout changé
Ma cousine Sarah est pharmacienne depuis douze ans.
Un dimanche, chez ma tante, elle m'a vue sortir une plaquette d'Antadys au dessert.
Elle a attendu que les autres débarrassent.
« Est-ce que quelqu'un t'a expliqué pourquoi une pilule qui marchait arrête de marcher ? Même boîte. Même dose. »
J'ai répondu oui, avec assurance. « La maladie a progressé. »
Elle a secoué la tête.
« Je ne te parle pas de la maladie. Je te parle de ce qui, dans tes tissus, est censé recevoir la pilule. »
Je n'ai rien su répondre.
Deux gynécologues. Un généraliste. Une sage-femme. Un ostéopathe. Une acupunctrice. Une naturopathe.
Aucun ne m'avait posé la question.
Aucun ne me l'avait expliqué.
La seule chose que personne ne m'avait dite
Sarah a repris depuis le début.
« Ta pilule, c'est un message. Elle dit à tes lésions de se calmer. »
« Mais un message, il faut quelqu'un pour l'entendre. Dans tes cellules, ce sont les récepteurs de la progestérone. Surtout un, qu'on appelle le récepteur B. »
« Imagine une radio qui émet toujours. Même fréquence. Même puissance. Et en face, un poste dont on baisse le son un peu plus chaque mois. »
Quand tout va bien, le message arrive, et les lésions se calment.
C'est pour ça que les premiers mois avaient marché.
« Mais l'endométriose, c'est aussi une inflammation qui ne s'arrête jamais. »
Des signaux aux noms barbares, TNF-α et IL-1β, qui allument un interrupteur dans la cellule : NF-κB.
Et d'après les chercheurs, cet interrupteur fait baisser le récepteur B.
Pas un jour.
Tous les jours.
Moins de récepteurs.
Le même message.
Moins de réponse.
« Une revue scientifique de 2023 fait le point là-dessus. Jusqu'à une femme sur trois ne répond pas aux progestatifs. Et les chercheurs pensent que cette résistance à la progestérone en est la cause. »
Puis Sarah a dit la phrase qui m'a glacée.
« Et plus l'inflammation dure, plus ça risque de se verrouiller. Le récepteur peut finir éteint durablement, pas seulement baissé. »
J'ai pensé à la ménopause artificielle.
À ce qu'on me présentait comme l'étape suivante.
Ma pilule n'avait pas lâché.
Mon récepteur était devenu sourd.
Et mon endométriose n'était pas seulement une maladie.
C'était une maladie avec un calendrier.
Pourquoi tout avait échoué
Tout a soudain pris un sens.
La pilule ne tenait plus — parce qu'elle envoyait toujours son message, mais à un récepteur qu'on avait éteint.
Changer de marque ne tenait pas — parce que toutes les pilules parlent au même récepteur. Changer de clé ne répare pas la serrure.
Le diénogest ne tenait pas — plus ciblé, oui. Même serrure.
Les anti-inflammatoires ne tenaient pas — parce qu'ils couvraient quelques heures de crise, alors que l'inflammation, elle, travaillait les vingt-quatre heures de chaque jour.
Le curcuma ne tenait pas — un seul actif, pris les jours de douleur, vendu pour la douleur. Pas pour que ma pilule refonctionne.
Je n'avais pas échoué.
Je n'étais pas une mauvaise patiente.
Simplement, personne n'avait essayé de faire baisser cette inflammation tous les jours, pendant que ma pilule était là pour être entendue.
La seule chose qui peut y remédier
« Pour que ton récepteur ait une chance de revenir, a dit Sarah, trois choses doivent se produire en même temps. »
**Plusieurs actifs à la fois** — parce que la chaîne a plusieurs maillons, et qu'un seul actif n'en touche qu'un.
**Tous les jours, sur plusieurs cycles** — parce que ce qui éteint le récepteur est chronique. Ce n'est pas un jour de crise.
**Avec ta pilule** — parce qu'un récepteur qui revient doit trouver le message.
« Un actif seul ne suffit pas. Les jours de crise ne suffisent pas. Sans ta pilule, ça ne suffit pas. Il te faut les trois. En même temps. »
Puis elle a sorti son téléphone.
Le protocole qui m'a rendu ma pilule
« Ça s'appelle RÉSONA. »
Un protocole sans hormones, pensé pour ces trois conditions à la fois.
Il ne remplace pas la pilule. Il se prend avec.
**Une barrette par jour**, rangée dans un calendrier de cycle numéroté.
**Dans chaque barrette**, plusieurs actifs pris ensemble, chacun sur un maillon de la chaîne. De la curcumine et du resvératrol, sous des formes pensées pour ne pas se perdre en route.
**Un coffret par cycle**, et on enchaîne les cycles.
**Un carnet** pour noter chaque jour la douleur, les anti-inflammatoires, les crises.
Trente secondes chaque matin, avec ma pilule.
C'était tout le protocole.
J'avais dépensé près de 1 500 euros en seize mois.
Là, c'était 27,99 euros le coffret.
J'ai dit à Sarah : « Si ça ne marche pas, j'arrête de chercher. »
Elle m'a répondu : « Montre-le à ta gynéco. Et donne-lui plusieurs cycles. »
Jour 1 : le moment où j'ai su que c'était différent
Le coffret est arrivé un jeudi.
Je ne l'ai pas dit à Thomas. Pas après tout le reste.
Je l'ai posé à côté de ma plaquette de pilule.
J'ai ouvert la case « Jour 1 ».
J'ai pris ma pilule.
J'ai pris ma barrette.
Et j'ai ouvert le carnet.
Il n'y avait rien à ressentir ce jour-là. Je le savais.
Ce qui était différent, c'était ailleurs.
Pour la première fois, je ne prenais pas quelque chose parce que j'avais mal.
Je le prenais un jour où je n'avais pas mal.
Et pour la première fois, je comptais.
Au douzième jour, je me suis rendu compte que je n'avais pas ouvert le tiroir des anti-inflammatoires depuis quatre jours.
Au dix-neuvième jour, une crise. Plus courte. Je l'ai notée.
J'ai relu la page.
Un mot m'est venu, que je n'associais plus à mon ventre depuis longtemps.
Calme.
Un soir, j'ai monté le panier de linge dans l'escalier sans y penser.
Thomas m'a regardée. « Tu n'as pas mal, là ? »
**Cycle 1** : peu de différence, sauf dans le carnet. Moins de jours d'Antadys.
**Cycle 2** : des crises plus courtes. Des journées entières sans y penser.
**Cycle 3** : j'ai montré le carnet à ma gynécologue. Elle a lu les pages longtemps. « On continue comme ça, et on refait le point. »
Puis un samedi de juin.
Le test de natation de Lina, deuxième essai.
J'ai conduit jusqu'à la piscine.
J'ai garé la voiture.
J'ai ouvert la portière.
Et je suis sortie.
Pas de check-list. Pas d'Antadys dans la poche.
J'ai monté les gradins.
Après, dans la voiture, Lina m'a dit : « Tu es restée jusqu'à la fin. »
Jusqu'à la fin.
Où j'en suis aujourd'hui
Cela fait sept mois que j'ai pris ma première barrette.
En août, Thomas, Lina et moi sommes partis à Lisbonne. Un voyage reporté deux fois.
J'ai monté les rues de l'Alfama à pied.
J'ai attendu quarante minutes debout pour le tram.
J'ai dansé au mariage d'une amie, le dernier soir.
Je prends toujours ma barrette chaque matin, avec ma pilule. Je note toujours, un peu moins souvent.
Le reste du temps, ma pilule fait son travail. Comme au début.
Et le mardi, je vide le lave-vaisselle.
Sans y penser.
Ce que je veux que vous sachiez
Si vous êtes assise dans votre voiture, portière ouverte, à vous demander si vous tiendrez…
Que votre gynécologue vient de prononcer les mots « ménopause artificielle »…
Ou que vous changez de pilule tous les six mois depuis deux ans…
J'écris ceci parce que j'aurais aimé que quelqu'un me l'écrive, il y a un an.
Vous n'avez pas échoué.
Votre corps ne vous a pas lâchée.
Votre pilule parle toujours.
C'est l'inflammation qui a baissé le son, jour après jour, pendant que personne ne s'en occupait.
Parlez-en à votre médecin. Montrez-lui cette page si vous voulez.
Mais sachez ceci.
Vous n'êtes pas résistante.
Vous êtes enflammée.
Et ce n'est pas la même chose.
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« Ça se prend vraiment avec la pilule ? J'ai peur de mélanger. » · J'aime · 👍 4 · 6 min »
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AVIS MÉDICAL : les informations de cette page ne constituent pas un avis médical et ne remplacent pas une consultation ou un traitement. RÉSONA est un complément alimentaire : il ne remplace pas votre pilule ou votre progestatif, et vous ne devez jamais modifier votre traitement hormonal sans en parler à votre médecin.
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Ça se prend vraiment avec la pilule ? J'ai peur de mélanger.
Deux ans de Cérazette, puis Visanne, puis on m'a parlé de Décapeptyl. Je suis au deuxième coffret, j'ai montré mon carnet à ma gynéco, on continue.
J'ai payé plein tarif le mois dernier et maintenant c'est -30 % ? Pas juste.
Combien de temps pour la livraison ??
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